lundi 18 décembre 2017

 

Des chercheurs font l’hypothèse que la vie sur d’autres planètes est bien apparue mais qu’elle s’est arrêtée très vite.

Les scientifiques ont beau découvrir des milliards de planètes habitables hors du système solaire, rien n’y fait: on n’y trouve aucune trace de vie. Et les extraterrestres ne nous ont toujours pas fait signe non plus. Est-ce parce que l’univers est si grand que toute forme de vie a de grandes chances de ne pas repérer les signaux que nous lui envoyons et nous de passer à coté d'elle? Ou tout simplement parce qu’il est très peu probable que la vie émerge? Des chercheurs viennent d’émettre une nouvelle hypothèse dans la revue « Astrobiology, » signe le «  Washington Post ». Selon eux, la vie extraterrestre n’est pas si rare: elle a seulement été arrêtée en cours de route. En résumé, les aliens n’existent plus: ils seraient déjà tous morts.

L’idée qui sous-tend leurs travaux (théoriques et qui demandent donc à être confirmés) est que la vie est souvent trop fragile pour survivre et ne dépasse que très rarement le stade cellulaire car elle n’évolue pas assez vite en des organismes intelligents. «Maintenir la vie sur une planète rocheuse et humide revient à monter un taureau sauvage. La plupart des formes de vie tombent», soulignent les auteurs.

Cercle vertueux

Leur argument est que la vie sur Terre n’a pas seulement profité des conditions de vie propices de notre planète bleue pour évoluer. «Les premiers stades de la vie (sur Terre et ailleurs) ne sont pas des passagers inactifs», écrivent-ils.D'après eux, la vie microbienne a contribué à stabiliser le climat terrien, préservant ainsi des conditions habitables permettant aux organismes vivants d’évoluer, et ainsi de suite, tandis que les formes de vie qui ont peut-être existé sur les planètes Vénus et Mars ont échoué à ce faire. Résultat: Vénus est devenue bien trop chaude pour abriter la vie tandis que le climat de Mars est devenu trop glacial.

Si nous n’avons pas encore trouvé de trace de vie extraterrestre, ce ne serait donc pas en raison de la faible probabilité de l’émergence de la vie mais à cause de la rareté de ce cercle vertueux, qui nécessite une planète habitable, l’apparition de la vie et une évolution suffisamment rapide pour que ladite planète le reste. Cela signifie donc que les astronautes et les robots envoyés en exploration spatiale devraient chercher des fossiles de microbes primitifs, synthétise le Washington Post.

Donc il est grand temps de chercher aussi des « signes de morts extraterrestres »

Une étude assez particulière recommande aux scientifiques de chercher aussi des traces de la mort dans l'espace Depuis que l’Homme a pris conscience qu’il n’était qu’un grand de sable perdu dans l’espace, une question l’obsède: existe-t-il des traces de vie ailleurs? Chaque photo de Mars, découverte de planète ou vibration recueillie par un satellite entraîne de nouvelles vagues d’espoirs (ou de craintes, c’est selon). Mais qui a pensé à se poser une autre question, tout aussi importante: a-t-il existé des traces de vie ailleurs que sur Terre un jour? Nous sommes si obsédés par notre propre fin que nous oublions de chercher l’extinction ailleurs dans l’espace.

C’est pour cela qu’une équipe de chercheurs anglo-saxons a décidé de publier une étude pour aider les astronomes à trouver des «apocalypses extraterrestres», c’est-à-dire des traces de morts ailleurs dans l’espace. Car, en trouvant des signes de la mort, on trouve la vie. 

«D’une certaine façon, la preuve d’une trace de vie ou de mort n’est pas très importante, explique le oc-auteur de l’étude  dans une interview reprise par le site io9.Trouver la preuve qu’il y a eu une civilisation qui s’est détruite nous donne la preuve qu’il y a eu de la vie ailleurs. De plus, chercher ce genre d’événements destructeurs qui ne pourrait être causé que par une forme de vie intelligente nous dira quelque chose de l’existence d’une vie intelligente ailleurs.»

De quoi mettre affiner l'équation de Drake, une formule mathématique censée estimer le nombre de civilisations existantes dans la voie lactée.

Guerre biologique, nucléaire, gelée grise...

Baptisée Seeti, pour Search for Extinct Extraterrestrial Intelligence, cette nouvelle étude vise à créer des technologies capables d’analyser les «nécrosignatures», ces signes indiquant l’éradication de la vie à grande échelle. Le site Gurumed, qui relaie aussi l’étude, explique qu’il s’agit de découvrir «la signature chimique d’un monde rempli de cadavres en décomposition, les conséquences radioactives d’une guerre nucléaire, ou les débris laissés par une planète totalement détruite». Et comme l’expliquent les scientifiques responsables de l’étude, il s’agit-là de signes plus facilement détectables par la future génération de télescopes. 

Repéré par Daphnée Leportos et Vincent Manilève Science-Sante

crédit image Les extraterrestres sont peut-être morts avant même d'avoir pu devenir des êtres évolués et intelligents Yoshihito via Flickr CC

Travail artistique représentant la collision de deux planètes ( NASA/JPL-Caltech via Wikimedia)

PS. 

De ma propre personne je vous conseille vivement de lire "Le Paradoxe de Fermi" (de Jean-Pierre Boudine ) pour comprendre bien pour quoi les extraterrestre nous contacte pas ...