lundi 18 décembre 2017

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Au milieu des années 80, un nouveau genre littéraire est apparu dans la SF : le
cyberpunk. Ce genre se définissait par la présence d'éléments spécifiques et
constants dans le récit : futur proche, omniprésence de réseaux informatiques et
des technologies liées, multinationales gouvernant le monde et personnages
rebelles à cet univers sombre. Les écrivains de cette vague comptaient William
Gibson, Bruce Sterling ou Pat Cadigan, avec des précurseurs dès les années 70
tels que John Brunner ou Philip K.Dick.
Le cyberpunk a donné de nombreux films de SF majeurs comme

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Blade Runner, Brazil,
ou la série des Ghost in the Shell.
Puis, le genre s'est étiolé, et a finit par devenir banal et disparaître… Plus
personne ne parle de cyberpunk aujourd’hui.
Pourquoi ? Parce que le cyberpunk, nous y sommes ! En dehors des consciences
artificielles et des cyborgs ou cyber-organes qui ne sont pas encore là, la
réalité a rattrapé l'imaginaire et se confond littéralement avec ce genre de
science-fiction.
Dès lors, ce n'est plus la peine décrire du cyberpunk, dont les avatars font
régulièrement la une des médias : Mise en cause régulière des multinationales,
hackers et escroqueries sur le web, défiance des Anonymous…
De nouveaux courants de SF ont donc pris la relève au début des années 2000 : le
steampunk, et son rejeton, le dieselpunk.
Qu est-ce qui caractérise le steampunk ?
Essentiellement la période historique spécifique, en la mêlant en général avec
une uchronie ou une dystopie.
Ainsi, le steampunk commence à la révolution industrielle du 19e siècle (ou
l'ère victorienne, selon les goûts… ) et s'achève avec la première guerre
mondiale.
Le roman fondateur du genre est certainement the différents engine de 1990, dans
lequel la machine à calcul images/differ1.jpg de Charles Babbage est réalisée, et fait prendre à
l'Angleterre un considérable avantage technologique dans les années 1850. Le
monde est plus avancé techniquement et les machines à vapeur sont partout,
menant à de possibles conflits de grande ampleur avec soixante ans d'avance sur
la réalité.
Le genre étant défini, il fallait l'alimenter, car les écrivains talentueux
n’étaient pas légion… Il a été alors convenu que beaucoup d'écrivains et

d’œuvres anciennes pouvaient être qualifiées de  « steampunk » :  Jules Verne

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ou H.G. Wellss se transforment ainsi en auteurs  steampunk majeurs… Le voyage dans
la Lune de Méliès est une ouvre steampunk…  Le Monde perdu  de Arthur Conan Doyle est
aussi steampunk… Ou alors John Carter de Edgar Rice Burroughs
De cette façon, le steampunk est devenu une sorte de balai ramasse-tout, dès
qu il y a un zeste de fiction scientifique sur la période 1850-1918.
A la différence de son aîné, le cyberpunk, dans lequel il y avait le « cyber »
c’est à dire l'environnement informatique/réseaux/technologie et le « punk »,
personnage(s) désaxé s’opposant au système existant, le steampunk insiste
davantage sur le « steam » c'est-à-dire les progrès de la machine à vapeur et
leurs conséquences, que sur le « punk » , dont les protagonistes ne sont pas
nécessairement des marginaux opposés au système (même si chez J.Verne, il y a
pas mal de savants fous… ).

L’autre particularité du steampunk, c’est qu il ses créé… A rebours !
En fait, le genre a été recensé comme tel plus d’un siècle après son apparition
dans la littérature. A l'époque, on ne parlait pas encore de science -fiction, et
encore moins de science-fiction. Dans ce sens, il existe sans doute plus
d'ouvres steampunk historiques que modernes. Bien que totalement inconnus en
France, les innombrables écrits américains datant de la fin du 19e siècle sur
les aventures de Frank Reade sont typiquement steampuk. Il étaient très
populaires à leur époque. Il ne s’agit pourtant que de l’équivalent de romans de
gare d'un faible intérêt science-fictionesque ou autre.
Le caractère « steampunk » est parfois aussi attribué de façon élargie à des
œuvres se déroulant dans des univers imaginaires.

Le dieselpunk quant à lui, reprend les mêmes principes que le steampunk, mais il
part de la première guerre mondiale pour s’achever… en 1957, avec le début de
l’ère spatiale, déclenchée par Sputnik.images/Sputnik-516.jpg
On parle désormais à ce sujet de « rétrofutur » en 2016, alors que l'on parlait
précédemment de « l’âge d'or de la SF » pour désigner cette période...

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